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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 11:55

Il n y a pas d’espace plus vivant que les gares et les aérogares. Cela grouille de vie !

Des millions de voyageurs passent chaque jour par ces lieux où le maître mot est l’attente. Des trains  entrent en gare, d’autres en sortent. Des voyageurs arrivent, d’autres attendent leurs départs. Assis là, dans l’indifférence générale, on est noyé dans la masse.

Dans les gares, les voyageurs ont toujours cette expression préoccupée et rarement sereine. Comme s’il sont déjà ailleurs en pensée, avant même de se déplacer vers cet ailleurs qui les attend. Pour tromper leur attente solitaire, les voyageurs lisent, prennent un café, écoutent leurs lecteurs MP3. D’autres, s’accrochant à l’humain, passent leur temps au téléphone.

  Souvent, ils sont comme dans des bulles qui les coupent de leurs voisins de banc. Des liens éphémères se font et se défont parfois l’espace d’un voyage, un échange de quelques mots. Toutes ces personnes, ces vies ambulantes qui vont vers d’autres vies en en laissant d’autres derrière eux. Des vies qui se croisent, se décroisent et parfois juste des yeux.

  Appelés par une voix off aux intonations impersonnelles, les voyageurs se saisissent de leurs bagages et se précipitent vers leurs wagons. L’attente est finie. Il est temps de partir, en silence.
Par Khandjarette - Publié dans : Fiction
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 09:02

L'enfer c'est les autres.

Ingénieuse phrase de Sartre. Lourde de sens et tellement juste.

Dés notre naissance, on est prisonnier du regard de notre entourage. On grandit en nous définissant toujours par rapport au regard de papa, maman, le frère, la soeur, les amis, les profs d'école.

Très jeunes, et inconsciemment, des phrases comme "T'es le meilleur mon gars" ou "T’es belle ma chérie", nous amènent à nous prendre pour les maîtres du monde.

A d'autres moments, ces mêmes personnes qui font notre héroïsme en quelques mots peuvent le défaire en quelques autres mots: "Tu ne vaux vraiment rien, c'est désolant!", "T'es nulle, tu me fais honte".  En une phrase le monde peut briller ou s'effondrer, chavirer, tout cela parce qu'il dépend d'un regard extérieur, d'un jugement étranger à soi.

Qui ne sourit pas béatement face à un compliment? Qui ne fait pas cas d'une critique, d'un sarcasme?

Comment se défaire d'un regard extérieur qui nous emprisonne? Il faudra vivre en ermite avec des animaux qui vous aiment sans conditions.

L'enfer c’est les autres, c’est le lot de l'être social.

Par Khandjarette - Publié dans : Pensées
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 16:26
Qu'est ce que ça fait d'affronter ses démons?

Tous les êtres humains ont des démons en eux. C'est quoi un démon me direz-vous?

Non! Je ne parle pas de ces êtres relevant de la mythologie paranormale. Mais de ces petites égratignures ou ces plus graves traumatismes psychologiques que peut subir un Homme tout au long de son existence.

C'est absolument effarant de constater à quel point l'Homme est fragile. Un rien peut l'ébranler, lui briser une vie, determiner son chemin.

Maintes et maintes études scientifiques ont prouvé qu'à l'état de foetus déjà l'être humain est sensible à tout ce qui se passe dans son environnement interne et externe. Sans rentrer dans des détails tortueux et barbants, on sait aussi que quelques traumatismes prénataux marquent voire determinent la personnalité. Tout au long de sa vie, un être humain encaisse, subit, différents chocs de gravité variable et dus à son éducation, à sa cohabitation avec autrui, à ses rapports sociaux...Il en dépasse certains et en garde d'autres en lui. Ces démons qui l'habitent vont conditionner ses choix, sa vie, le miner de l'intérieur sourdement, sournoisement.



Quiconque peut rester tout une vie inconscient de la présence de ces démons alors même qu'ils contrôlent son existence. Mais il arrive qu'une personne sache sa hantise sans avoir le courage de l'affronter.

   Faire face a ses démons c'est risquer de plonger dans des noirceurs profondément enfouies en soi, c'est risquer de destabiliser une vie bâtie sur la fuite en avant.

Par Khandjarette - Publié dans : Pensées
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 23:10



Mince alors, encore en retard! Il allait rater le premier cours et il le savait. "Tant pis, se dit-il, j'irai prendre un café au foyer des étudiants. "

Il se dirigeait vers la cafette quand il la vit de loin arriver aussi, elle hatait le pas et semblait se diriger vers la bibliothèque. Comme lui, elle s'était donc résignée à louper ce premier cours de la journée. Il s'arrêta net et la contempla de loin à son insu.

  Brune, élancée, le regard hautain et surtout indifférent. Elle filait droit, dans sa bulle, comme si le monde environnant n'existait pas. L'air détaché, elle ne voyait que son horizon et rien d'autre. C'est ce qui le frappa chez elle le premier jour où il la vit, et  c'est ce qui le séduisit. "Putain! quant est ce qu'elle va enfin remarquer mon existence?" jura-t-il. Depuis qu'il l'avait vue avec un groupe d'amis communs et qu'il avait été attentif à elle, il avait toujours fait en sorte de se faire remarquer. Mais rien! Elle n'avait pas l'air de l'avoir distingué du monde qui peuplait les amphis. Il s'arrangeait toujours pour se mettre juste derrière elle sur les bancs, il est même allé juqu'à modifier son emploi du temps pour assister à certains TD dans son groupe à elle, il est devenu ami avec ses copines et copains. Bref, il s'était infiltré dans son réseau sans réussir à échanger avec elle plus qu'un bonjour et parfois elle n'y répondait pas car toujours happée par tout le monde. Ses amis, l'adoraient elle était drôle, intelligente et très sympathique.
 
  Son gobelet fumant en main, il se dirigea vers la bibliothèque. C'était peut être son jour de chance, leur promo étant à l'amphi, elle serait peut être seule.

  Elle était assise à une table tout au fond de la salle, des écouteurs sur les oreilles,  tête baissée, elle feuilletait un bloc notes. Il se mit juste à une table qui lui faisait bien face, il sirotait son café en la fixant. Elle avait toujours cette habitude d'écouter de la musique en recopiant ses cours. A un moment elle leva la tête et croisa furtivement son regard, la façon dont elle rabaissa la tête en rosissant légèrement lui avait trop plu. Il commençait à la destabiliser et c'était un bon signe. Elle fit mine d'être plongée dans sa tâche, pendant qu'il prenait un malin plaisir à la contempler.


"Merde et merde, il est là!" fulmina-t-elle faisant son imperturbable alors même que son coeur battait la chamade. Encore une fois, elle était piégée par ce regard fauve.

                                       
                                         
 











Par Khandjarette - Publié dans : Fiction
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 17:37
Je marchais la tête ailleurs noyée dans mes soucis comme d’habitude.

Si seulement on pouvait matérialiser les pensées. On serait sûrement horrifiés, terrorisés. Un télescopage d’idées hétéroclites qui se superposent les unes aux autres. Un ensemble de sentiments, d’émotions, de personnes, de décisions, d’âneries, …, c’est ça nos pensées. Mais c’est avant tout des mots, un réservoir de mots.

Je marchais donc en cogitant sans voir les passants que je croisais sur Alger, je ne prêtais attention à rien et à personne. Plongée dans mes angoisses je filais droit sur le trottoir quand sur ma droite une petite masse humaine assise à même le sol attira mon attention. La démarche rapide, j’eus toutefois le temps de voir que c’était une femme âgée, ridée, recroquevillée et voilée par une espèce de drap gris avec lequel elle se couvrait du froid. Un poignard dans les entrailles m’eut fait moins mal que cette vision à ce moment là. J’eus mal au cœur et les larmes me montèrent instantanément aux yeux. J’eus mal pour elle et j’eus honte de moi. Brusquement, la vie me parut dérisoire, traîtresse et si futile.

J’avais 19 ans, j’étais pleine d’idées, d’ambitions, de vie. Je me noyais dans des soucis qui me parurent d’un coup bêtes et sans importance. L’état de cette vieille femme me bouleversa, me renversa. Je ne pus faire demi tour, je n’osai même pas lui parler ou lui donner une pièce. Ce que je sentis me hanta toute la journée à l’époque. Cela me hante encore puisque je l’écris sans en avoir oublié le poignant et l'émotion.

 C’est horrible, pensai-je, d’être vieille et démunie et d’être dans la rue quand notre place est dans la chaleur d’un foyer familial.
Par Khandjarette - Publié dans : Autofiction
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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 16:20

Je me vois dans la maison de mon enfance, celle qui m’a vue grandir. Assise dans notre jardin d’alors, je reliais par un fil et une aiguille les fleurs de jasmin que j’avais cueillies et que ma grand-mère m’avait appris à aimer. Je lui faisais justement un collier de jasmin. En ce temps là, pendant les vacances d’été, alors que toute la maisonnée dormait, on était les seules, Mima et moi, à nous lever à 7h et à prendre notre café ensemble dans le jardin. Il faisait un peu frisquet ou comme elle me disait en taquinant ma frilosité « Mais non ma chérie c’est juste du  « frichko ». Elle avait toujours cette habitude d’aller ramasser les fleurs de jasmin et de les mettre sur la table du petit déjeuner. J’adorais prendre mon café en sentant le doux  parfum qu’exhalait « el yasmine » ( de son nom arabe). Mima sirotait son café d’une main et snifait quelques unes de ces pétales blanches qu’elle gardait au creux de l’autre main.

 

  J’ouvre les yeux, il est 8h00 ! Minceeeeeeee il est tard ! Bonjour la galère pour arriver à l’heure.

Je fais ma toilette à la diable en écoutant des nouvelles accablantes sur BFM radio. Bien entendu avec la crise financière  c’est l’apocalypse now à croire les journalistes qui font, et surtout défont, le monde dans un jargon que je n’entends que d’une oreille distraite en me brossant les dents.

Qu’est ce que je mets, qu’est ce que je mets ?! Merde, j’ai plus le temps, je m’empare d’un jeans et d’un chandail gris à capuche que j’enfile à la hâte. J’allume mon ordi avant de mettre la cafetière en marche. Il faut que je transfère mon travail de la veille sur ma clé USB. Je fais tout ça à quatre mains.

 

Quelle gymnastique ! J’avale mon café en moins de deux, j’attrape mon sac et go pour le monde de brutes qui m’attend !

 

Même plus le temps de rêver dans ce monde de fous

 

Par Khandjarette - Publié dans : Autofiction
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 12:55

Face au curseur qui clignote sur ma page Word, mon regard se perd.

Frustrée, transie, la rage au cœur, je fulmine intérieurement contre ces mots qui me refusent une libération.

Mes yeux plongent dans la blancheur virginale de la page jusqu’à en voir les microscopiques parcelles.

Les secondes passent, les minutes s’égrènent, les heures  s’accouplent. Et rien ! Je suis le centre de gravitation d’un vide intersidéral. Un blocus cérébral m’interdit l’accès à mon réservoir émotionnel.

« Il faut que ça sorte ! Il faut que ça sorte ! » . Je me répète ce leitmotiv comme pour hypnotiser  les idées capricieuses qui me narguent. Rien n’y fait, c’est gelé, une vraie constipation cérébrale.

Je me cogne la tête contre l’écran, je secoue mes méninges endurcies. J’ai mal aux tempes. Le front moite, de mes mains je me serre la tête. Mon pouls s’accélère, mon cœur bat très fort, je l’entends à mes oreilles qui bourdonnent.

Mon visage tendu est fiévreux.

Ca vient, j’en ai mal.

Ouf le premier mot sort.

Mes doigts tremblants cherchent avidement les touches.

D’un rapide coup de clavier je l’écris enfin 

M E R D E

 

 

Par Khandjarette - Publié dans : Fiction
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 09:08
       La veille encore, j’étais quelqu’un d’autre, et voilà qu’une simple caisse en carton remplie de fétiches et de souvenirs changeait jusqu’au cours de ma vie.

C’est absolument extraordinaire de penser qu’un geste anodin, celui de jeter cette caisse sans considérer son contenu, aurait donné à mon existence un tout autre sens, une tout autre trajectoire. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je dois ma réussite et mon bonheur à une caisse en carton ou plus précisément à ce que j’y retrouvai.

   Je ne peux expliquer avec précision ce qui m’avait incité, alors que je n’étais pas un adepte du rangement, à rouvrir ce placard et à en redécouvrir le contenu. C’est avec un sourire amusé que je revis ma collection de timbres et mes pulls usés ainsi que beaucoup d’objets auxquels se rattachait une partie de ma vie, la plus compliquée.

 Dans ce bric-à-brac hétéroclite se trouvait une reliure rouge dont la seule vue fit bondir mon cœur en m’émouvant au plus haut point. C’était mon journal d’adolescent, celui que je tins de quatorze à seize ans. Je touchai délicatement la couverture poussiéreuse en songeant aux mots, aux sentiments, aux événements qu’avait recueilli ce carnet, de ma main, quatre ans auparavant.

   Ma vie d’universitaire zélé m’avait tellement absorbé que j’avais presque oublié l’existence de ce journal, il faut dire qu’à l’époque je le cachais soigneusement à mon entourage et particulièrement à mes copains qui n’auraient pas manqué de me ridiculiser. La pratique diariste était une activité de filles. Avec du recul, je pense qu’en dehors de leurs airs de mâles boutonneux soucieux de leur virilité naissante, tous les adolescents éprouvent, ne serait-ce qu’une fois dans leur vie, le besoin de jeter des mots sur du papier. L’écriture est le mode d’expression le plus cathartique à un moment de la vie où les angoisses sont multiples et où la tendance est à l’introversion. Et adolescents, on est sujets à toutes les angoisses du monde, même les plus insoupçonnées.

  Bref, lorsque j’eus mon journal d’adolescent entre les mains, une forte émotion, teintée inexplicablement de frayeur, s’empara de moi. Si je fus amusé de retrouver mes confidences de gamin, brusquement je les redoutai et je dois reconnaître que c’était à juste titre.

  Dés les premières pages que je lus, je sus que je ne serai plus jamais le même, je n’étais déjà plus le même individu, l’auteur de ce carnet auquel je ne m’identifiai pas. Avez-vous jamais ressenti ce terrifiant dédoublement qui vous frappe lorsque subitement vous relisez des lettres ou quelques écrits dont vous aviez, un jour, été l’auteur ? Pour ma part, l’expérience a été foudroyante.

 A partir du moment où je commençai à relire mon journal, il y eut deux personnes nettement distinctes : celle qui tenait le journal entre les mains et celle qui l’avait rédigé quelques années auparavant. La première était un jeune adulte content de son sort et croyant l’avoir choisi, la deuxième personne était un adolescent docilement soumis, obéissant et dont l’unique souci était de maintenir l’image du fils parfait sans jamais décevoir un père abusif.
 
  Si l’écriture était bien la mienne, je fus dégoûté de ces propos, ces mots écrits par un autre moi que je refusai de reconnaître. Relire mes pensées d’adolescent m’avait ouvert les yeux sur une affreuse réalité : je me rendis compte que je n’avais jamais été moi-même mais l’être qu’avait façonné, à son gré, un autre homme, mon procréateur.

   Le hasard qui m’avait amené à retrouver mon journal, avait ainsi provoqué l’ouverture d’une trappe savamment fermée qui me séparait d’un passé proche dont le concerné était l’enfant effacé que je fus et que je retrouvai à l’âge de vingt ans.

  Des souvenirs, que soudain je perçus différemment, affluèrent dans mon esprit et je fus littéralement horrifié par le portrait que renvoyait mon journal de cet adolescent en lequel je ne me reconnus pas.

  Au fur et à mesure de ma lecture, une autre personne naissait en moi jusqu’à me submerger complètement. Lorsque je refermai mon journal j’étais transformé et toute mon existence dût, par un juste retour des choses, se plier à cette transformation. 





Par Khandjarette - Publié dans : Fiction
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 10:33

Qu’est ce qu’un ramadan sans l’appel du muezzin du meghreb ?

Je dirai que c’est un ramadan sans goût, sans saveur

Qu’est ce qu’un ramadan sans la famille, les rires, les boutades et les taquineries entre frères et sœurs autour de la table ?

Je dirai que c’est un ramadan sans ambiance et surtout sans chaleur

Qu’est ce qu’un ramadan avec une pause déjeuner qui concerne une majorité à l’exception de soi-même ?

Je dirai que c’est un ramadan dur dur    

Qu’est ce qu’un ramadan sans les prises de tête à l’algérienne dans la rue pour un oui et pour un non?

Je dirai que c’est un ramadan terne et pas drôle du tout (lol)

Qu’est ce qu’une chorba de ramadan sans le contexte qui va avec ?

Elle a un goût de cendre


Nostalgie! Nostalgie!



Par Khandjarette - Publié dans : Autofiction
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 23:27
C'est quoi le bonheur?

Une question bête peut être mais on se la pose souvent!

Tout dans la vie d'un être humain converge vers cette quête du bonheur. Bien entendu à chacun sa définition de celui-ci. Mais alors, y a-t-il des êtres heureux et pouvant l'affirmer sans ciller? Combien de personnes oseront dire avoir atteint le bonheur et le savourer en toute quiétude et sérénité?

Comment expliquer ce goût de cendre à chaque fois qu'on atteint une cime qu'on pensait être notre summum salvateur? Arriver au sommet après s'être excité à l'idée d'y être et en pensant que c'est là notre victoire suprême, et une fois là, nous surplombons le paysage, nous dominons les alentours, nous sommes sur des hauteurs vertigineuses et inaccessibles. Et alors! Cela nous apporte quoi?!

Après la première poussée d'adrénaline, on s'assoit les yeux perdus dans le vide. Qu'est ce qu'on fout là? Bonne question, mais peut être pas le bon moment de se la poser!

Les yeux perdus dans le vide, l'on se demande comment on avait pu croire que c'est là que nous attendait le bonheur. Avoir tant peiné pour arriver à CA! Mais alors, elle est où cette paix recherchée? Au fond de soi? C'est vrai ces balivernes? Ces discours spiritueux de boudhistes auraient-ils un fond de vérité?

Passer sa vie à courir derrière des plaisirs éphémères, de quoi nous donner à réfléchir pour les mille ans à venir.  Pourquoi est-on sur terre? Quelle est notre raison d'exister? C'est quoi la finalité d'une course aussi stupide avec une vie qui se moque de nous en tenant narquoisement la carotte ?

Pauvres alpinistes! Pauvres coureurs!
Attention au trou!
Par Khandjarette - Publié dans : Pensées
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