Profil

  • : Khandjarette
  • feereelle
  • : Femme
  • : 19/08/1979
  • : France Alger Maghreb
  • : Ecriture Echange Râleuse Exutoire Pleins et rien du to
  • : Rien pour le moment, je compléterai plus tard peut être

Catégories

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Publicité

Mercredi 27 août 2008
C'est quoi le bonheur?

Une question bête peut être mais on se la pose souvent!

Tout dans la vie d'un être humain converge vers cette quête du bonheur. Bien entendu à chacun sa définition de celui-ci. Mais alors, y a-t-il des êtres heureux et pouvant l'affirmer sans ciller? Combien de personnes oseront dire avoir atteint le bonheur et le savourer en toute quiétude et sérénité?

Comment expliquer ce goût de cendre à chaque fois qu'on atteint une cime qu'on pensait être notre summum salvateur? Arriver au sommet après s'être excité à l'idée d'y être et en pensant que c'est là notre victoire suprême, et une fois là, nous surplombons le paysage, nous dominons les alentours, nous sommes sur des hauteurs vertigineuses et inaccessibles. Et alors! Cela nous apporte quoi?!

Après la première poussée d'adrénaline, on s'assoit les yeux perdus dans le vide. Qu'est ce qu'on fout là? Bonne question, mais peut être pas le bon moment de se la poser!

Les yeux perdus dans le vide, l'on se demande comment on avait pu croire que c'est là que nous attendait le bonheur. Avoir tant peiné pour arriver à CA! Mais alors, elle est où cette paix recherchée? Au fond de soi? C'est vrai ces balivernes? Ces discours spiritueux de boudhistes auraient-ils un fond de vérité?

Passer sa vie à courir derrière des plaisirs éphémères, de quoi nous donner à réfléchir pour les mille ans à venir.  Pourquoi est-on sur terre? Quelle est notre raison d'exister? C'est quoi la finalité d'une course aussi stupide avec une vie qui se moque de nous en tenant narquoisement la carotte ?

Pauvres alpinistes! Pauvres coureurs!
Attention au trou!
Par Khandjarette - Publié dans : Pensées
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 16 août 2008

                                       (….)

 

-          Tous ces émigrés t’as vu comment ils sont ? Des êtres bâtards ! Toute leur vie se résume en un va-et-vient entre deux mondes qui les ont engendrés et abandonnés ou qu’ils ont abandonné. S’ils refusent l’intégration, leur lot est la perte de soi dans un fatras flou, brisé, fragmenté, effiloché, vrillé.

 

-          Hahaha, intégration dis-tu?  Tu veux dire quoi ?! Laissons tomber ces termes galvaudés de mecs en costards. S’intégrer, un mot qui me fait bien marrer.

Quand t’es black ou basané, que tu veux t’I N T E G R E R, attends que je te dise quoi faire :

 

1-      D’abord dompter ta langue. C’est à coups de fouet que tu dois chasser un accent qui ne doit plus jamais te trahir publiquement. Ta langue maternelle, tu dois oublier que t’en as eu une un jour, oublier même que t’aies eu une mère parfois.

 

      D’ailleurs la coupure avec ta famille du bled est recommandée si tu n’as pas envie de te faire remarquer en voyant débarquer chez toi des membres avec leur accent de blédards et que ça te foute la honte avec tes voisins xénophobes en t’attirant leurs foudres ou – le pire pour toi - leur rejet.

 

2-      Plus de religion ni même de croyance, il faut être athée comme tout le monde. Donc t’oublies que t’as un Dieu aussi. Du coup, si t’es musulman, plus question pour toi de te distinguer d’un groupe en choisissant ta viande hallal, en refusant du porc dans ton assiette ou même de l’alcool dans ton verre. Cela risque de te faire marginaliser, je sais ce que je dis.

 

      Dionysos et Epicure sont tes nouveaux Dieux à vénérer sans modération !

 

3-      Plus question aussi de s’habiller suivant ta culture, mais que dis-je pardi! A ce stade là tu n’en as plus une. Bah, désormais, ton mode vestimentaire sera le dictat de ton environnement d’adoption.

 

Tu te vois en black débarquer à une réunion de travail en boubou ou en sarouel ? Pire ! te présenter à un entretien d’embauche habillé comme cela, c’est te griller d’avance. Ce n’est déjà pas facile de porter un nom comme N’gaou, Diouf ou Diambingala….Si en plus tu débarquais en costume exotique, t’es dans la merde vieux !

 

4-      Surtout pas d’antenne parabolique sur ton balcon, mec tu ne dois jamais révéler ton identité par des « signes ostensibles » - j’allais dire de religion pour citer des connards, ah, je voulais dire zonnards enfin tu m’as compris- donc tu ne dois pas regarder des chaînes télévisées de chez toi et bien sûr ne pas le montrer si ça arrive.

 

Récapitulons :


S’intégrer signifie effacer du mieux que tu peux la couleur de ta peau en oubliant qui tu es, ton passé, tes ancêtres, leur culture, leur langue, leurs combats. Devenir un blond d’esprit mec! Ton identité ? A la poubelle, enterre là, il faut l’euthanasier.

Enfin, ton disque dur doit absolument afficher « Formatage réussi ! » sinon t’es dans la merde jusqu’au cou, c’est la triste réalité.

 

 

(….)

 

                                                                                                 

Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 4 août 2008
Super festival auquel je participe en néophyte et en professionnelle.

En néophyte parce que, bien que passionnée de musique celtique, je découvre avec l'émerveillement d'une petite fille tout ce que je vois et entends depuis que je suis à Lorient. Indescricptible l'ambiance bon enfant qu'il y a ici depuis le 1er août, on s'amuse en travaillant. Eh oui, y a aussi le côté professionnel car j'apprends le journalisme culturel par la même occasion.

Si vous avez l'occasion de venir à Lorient pour ce Festival interceltique ne la ratez pas car c'est une expérience exceptionnelle.


Mon lien de reportage sur la Parade:

http://esjaufil.wordpress.com/2008/08/03/la-parade-une-celtitude-a-visages-multiples/
Par Fée Réelle
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 4 août 2008
Le TGV avalait les kilomètres, je regardais mon image projetée par la vitre en essayant de rattraper mes pensées vagabondes. Rattraper des pensées ! Quelle idée saugrenue !

Avez-vous déjà tenté de maîtriser des pensées ? Les brider, les ligoter, les orienter, les focaliser sur ce qu’on veut en évacuant tout ce qui nous perturbe. Impossible !

Toutes ces idées parasites et indésirables viennent polluer notre esprit et sont toujours là contre notre gré. Je voyais défiler les paysages sans en apprécier les beautés ou les disgrâces. Je voyageais vers la Bretagne mais mon esprit était sous les cieux bleus d’Alger.
Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 19 juillet 2008

Hier un débat passionné autour d’une table de conférence de rédaction.

 

Nous choisissions chacun le sujet et l’angle de son article quand le débat a été orienté sur Ingrid Betancourt l’otage-star.  Ce mythe créé par les médias alors que des centaines d’autres otages croupissent dans l’anonymat et y mourront probablement aussi. Un des membres de mon groupe avance que c’est normal de focaliser sur Ingrid car on ne peut pas parler de tous les hommes qui souffrent sur la planète. La vie continue et le journaliste, selon lui, est obligé de ne parler que de certains cas. C’est peut être sensé mais alors un discours pareil sous entend que « Ingrid est sauve, super ! Les autres, ben ils peuvent crever, on s’en fout ! Parlons de la coupe d’Europe et de l’indice des embouteillages des vacances, ça rapporte mieux ! »

 

Avec un autre membre du groupe, je me suis soulevée contre cette idée : le devoir du journaliste n’est-il pas d’abord, et avant tout, de mettre la lumière là où il y a de l’ombre ? Alors que tous les journaux affichaient une même Une d’une pauvre femme revenue miraculeusement à la vie, pourquoi ne pas sortir de ce dogme qui veut qu’il faille suivre l’affiche sinon on fait faillite ? Le devoir d’informer n’est-il pas aussi  de parler de ce que les lecteurs ignorent ? De ce qu’ils doivent savoir ? De ce dont ils doivent prendre conscience ? Ou alors le journaliste doit vendre son âme à un diable s’appelant Capital et se prostituer en allant dans le sens des politiques. Humanisme, information ou marketing ?!!!! Où est la vraie mission du journaliste ? Pour qui doit-il écrire ? Pour qui doit-il rouler ?

 

Tout compte fait, il y a plusieurs types de journalistes, mais combien de VRAIS journalistes y a t-il au monde ?

Par Fée Réelle
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 17 juillet 2008

Le principe: tirer des petits bouts de papier de journaux avec des phrases faisant la Une et imaginer une fiction pour les agencer dans un texte cohérent.

Les mots que j'ai tirés au sort sont: Votre talent mérite un agent. La nouvelle référence. Rencontres homme cherche femme. Imaginons. De nouvelles solutions vite.

Et voilà ce que j'ai pondu:

« J.H 28ans, clairement trop beau pour pêcho, suit actuellement une thérapie pour devenir H. banal et apprendre à séduire. Cherche J.F de 18-65ans câline et coquine pour relation courte ou durable. Mon profil sur www.tropbeaupourpecho.com ».

Quel petit prétentieux, ma foi ! Dire que ça figure sur un site de rencontre. Je savais que le net était la nouvelle référence en matière de recherche de relations, mais à ce point là, j’avais envie de lui répondre juste ça : «Tu peux aller lire ma réponse sur www.vavoirailleurssijysuis.com ».
Je surfais sur ce site sous le conseil de ma meilleure amie qui m’a dit : « Allez, y en a marre de te voir célibataire, faut que je te case ! ». Elle m’avait présenté à des amis, mais ces rendez-vous arrangés tournaient à la catastrophe. Alors elle me lança : « Imaginons de nouvelles solutions, vite!  Essayons Internet ! ».


Donc je surfais sur ce site pour éventuellement m’inscrire et déjà j’étais agacée par ce spécimen de playboys qui pullulent sur la toile. Je ne me voyais franchement pas rédiger une présentation de moi qui figurerait avec les profils de ces mâles imbus de leur pouvoir de séduction. Une phrase jetée par mon patron au travail me revint à l’esprit. Alors que j’avais décroché avec brio un gros contrat dans une grande boite, il me lança en me félicitant : « Mademoiselle O***, votre talent mérite un agent ! ».
Désormais, je devrais peut être songer à avoir un agent privé dont la tâche serait de me dénicher l’oiseau rare qui serait mignon, gentil, discret, respectueux et surtout marrant. L’homme idéal quoi, celui dont rêvent toutes les femmes !

J’éteignis mon ordinateur et je me mis au lit. La nuit porte conseil dit-on. En attendant c’est ma meilleure amie qui allait être mécontente puisque j’ai renoncé à m’inscrire sur le site comme je le lui avais promis.

Super délire littéraire, j'adore!
Par Fée Réelle
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 11 juillet 2008

Depuis quelques années mon travail m'amène à séjourner au moins deux fois par an en France, j'ai donc eu le loisir, et parfois la surprise, de découvrir les français, leur culture, leur mode de vie et leur mentalité... Mais j'avoue que ce qui m'a frappée la toute première fois, et continue encore à me frapper à chacun de mes séjours, c'est la froideur des gens.

 Une démarche rapide dans la rue, toujours à courir. Dans le métro, on a l'impression d'être transparents, ils ont tous le nez qui dans un livre qui dans un journal. Ou alors ils te regardent sans vraiment te voir. J'avoue que ça m'a frustrée, moi la médietrranéenne qui dis bonjour à tous ceux que je croise le matin en allant travailler avec un grand sourire: au boulanger, à la voisine, aux amis....Oui, c'est frustrant de vouloir sourire à quelqu'un qui ne te voit pas. Quand je dis bonjour au chauffeur d'autobus le matin ici en France, il me répond avec une mine d'abord surprise. J'ai comme l'impression que les Français manquent de chaleur humaine. C'est peut être leur mode de vie qui les stresse! Je ne comprends pas.
Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 27 juin 2008

Une retrouvaille sur chat avec une amie de fac m’a rappelée à beaucoup de souvenirs de ma vie d’étudiante qui n’est pas si lointaine que ça mais dont je garde de délicieux souvenirs remplis de fous rires et d’insouciance ! Le sujet de ce blog sera un souvenir de l’étudiante effrontée que j’étais, pourtant si sage et si studieuse

En fait, il est vrai que mes études me passionnaient et j’avais la chance de réussir sans être systématiquement assidue car il m’arrivait parfois ( enfin souvent ) de faire l’école buissonnière. Mais en cours je suivais bien, j’intervenais rarement ( n’aimant pas me faire remarquer, sinon sur les copies ). La seule chose qui me faisait horreur et m’insupportait au plus haut point, c’était les profs suffisants pleins d’arrogance, vous les connaissez sûrement aussi ces enseignants qui en rentrant en cours ne disent même pas bonjour à l’étudiant, qui regardent alentour comme en pestant intérieurement d’être là et qui toisent l’étudiant de haut et avec dédain.

En deuxième année de licence j’ai eu affaire à un de ces prétendus détenteurs du savoir suprême ( croyait-il dans sa pauvre ignorance de Docteur en Sémiologie ). Sa réputation l’avait tellement devancé que arrivés à son premier TD , on était déjà terrorisés. Séance de prise de contact, il rentre sans dire bonjour bien entendu. Il se met au bureau, nous à nos bancs, et sans ouvrir la bouche il tire déjà une cigarette, évidemment sans s’excuser ni demander à ceux que ça pourrait déranger, il commence à fumer.

Ensuite, il commence à présenter le module en parlant de généralités, et hop! il interroge une étudiante lui demandant de conjuguer le verbe «Faire » au présent de l’indicatif ( chose que j’ai de suite considérée comme une blague, on était en 2ème année de licence), mais comble de surprise : il a eu raison, elle s’est plantée en arrivant au pronom « vous » et elle a dit « vous faisez » !!! Etant assise derrière elle, je lui souffle la bonne conjugaison, et merde, il m’a vue faire ! De suite il m’a eue sur le collimateur, et s’adressant à moi il dit : « Mademoiselle « Je-sais-tout » veuillez me donner la signification du verbe pallier »,. Dans ma confusion je répondis : « Désolée monsieur, je ne connais pas ce mot », alors il commence à faire un tit exposé sur les étudiants qui s’affichent et qui croient toujours en savoir plus que les autres ( alors que mon intention était loin de me montrer) et qui finalement ne valent rien.

Pendant ce temps moi je marinais, il n’était pas question pour moi de sortir de cette salle sans lui rendre sa monnaie à ce mec qui se permettait de me juger sans me connaître, dusse-je le payer cher, de toute façon je me voyais plus assister à son cours, encore moins décrocher son module ! Alors, une fois qu’il a fini de faire le paon en humiliant du mieux qu’il a pu les étudiants « suffisants » il a commencé à nous interroger un par un sur nos lectures de vacances. L’étudiante qui s’était plantée sur la conjugaison du verbe « faire » a répondu avoir lu la biographie d’Eva Peron. Il pose la question : "connaissez-vous Eva Peron ?" moi pendant ce temps là je chuchotais à ma camarade avoir vu le film Evita et ce prof, un vrai renard, m’a entendue, alors se tournant encore vers moi, il me lance en me défiant du regard : « Et vous mademoiselle « Je-sais-tout » qu’avez-vous lu pendant les vacances ? ». Je n'aurais pas pensé qu’il me tendrait une si belle perche pour lui cracher mon venin, et c’est ce que je fis aussitôt, sans réfléchir , parmi les tonnes de livres avalés en été je n’en sortis qu’un en y mettant le ton appuyé et le regardant bien dans les yeux je dis : « Moi monsieur j’ai lu l’Idiot de Dostoevski », à peine avais-je répondu que toute la classe s'esclaffa ayant saisi la nuance et surtout mon ironie flagrante. Désarçonné, il a fait mine de s’intéresser au roman et m’a demandé de lui conter l’histoire ( histoire de vérifier que j’avais bien lu ), ce que je fis sans me départir de mon assurance, alors il a commencé à vanter les mérites de la littérature russe…..                                                                             

Enfin, à la fin de cette première séance mémorable, je suis sortie pleine de mon triomphe tout en me foutant royalement de ce module qui pour moi était perdu.

A partir de là, ce prof s’est bien tenu à carreau vis-à-vis de moi en cours tout en continuant à rabaisser les autres à la moindre occasion. Grande surprise à la fin de l’année j'ai obtenu son module parmi une tite minorité. Mais ce n'est pas fini : ce prof n’est pas resté longtemps à l’université d’Alger, pour son sale caractère il a quitté l'université pour aller  vivre à Montpellier. La vie a fait que lors d’un de mes séjours à Montpellier je l’ai revu en mai 2006, et figurez-vous, c’est lui qui m’a interpellée par mon prénom ( grande surprise, il avait retenu jusqu’à mon prénom, comme quoi !), et il a tenu à m’inviter à prendre un café …….

Comme quoi la vie est drôle parfois.

Fée en mode Flash back

Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 26 juin 2008
Cela fait deux jours, et au détour d'une conversation avec un ami, je me suis rappelée d'une anecdote que j'ai du lui conter, l'idée m'est venue de la reprendre ici. Je dois dire que cette histoire m'émeut un peu par la série de hasards qu'elle recèle. Je vous raconte:

Cela fait plus d'un an je devais partir en formation à Paris en plein mois de novembre. Dans un cadre super sympa, prise en charge par une association internationale qui m'avait reservée un hôtel en plein quartier latin la formation devant se dérouler à la Sorbonne. Quoi de mieux quand on n'a jamais visité Paris, et c'était mon cas. Dés que j'appris que je devais y aller je trépignai d'impatience, j'avais hâte d'être enfin dans mon avion vers cette ville mythique et au même temps j'étais grisée de devoir la découvrir seule et dans un cadre aussi génial: la formation était très intéressante, c'était sur la littérature et culture québécoises.

Le programme de ma formation m'ayant été envoyé et billet d'avion en main, je dus collecter toutes les informations possibles, que je glanai sur le net, sur mes itinéraires et mes déplacements à Paris. Je parcourus le site de la RATP de long en large.

Le jour de mon voyage arrive, mon frère ayant une copine à Paris m'assure qu'elle viendrait me récupérer à l'aéroport d'Orly. J'embarque dans mon avion, le vol semblait être complet, que de monde! Comme toujours je choisis mon siège, et j'étais du côté hublot. Le siège voisin étant vide ( au milieu) et celui du côté couloir occupé par un homme âgé.
L'équipage dut attendre l'arrivée des retardataires et parmi eux se trouvait celui qui allait être mon compagnon de voyage. Je le vis avancer, grand brun et assez charmant et secrétement je me disais: "J'espère qu'il va se mettre à côté de moi". C'est fou mais c'était comme s'il m'avait entendue car oui il est venu se mettre justement sur ce siège du milieu resté inoccupé entre moi et l'homme âgé ( j'appris plus tard -par lui- que c'était quelqu'un qui avait un billet d'avion optionnel, il n'embarquait jamais que lorsque le vol comptait des absents à sa liste de passagers, donc au gré des places disponibles à la dernière minute, du coup le hasard avait fait que sur un vol aussi bondé c'est la place juste à côté de moi qui devait lui être reservé).

Il s'installe et quelques minutes après l'avion décolle. Moi j'observais les nuages à travers le hublot alors que le mystérieux inconnu lisais un magazine tout en me lorgnant en biais d'un moment à l'autre. Je le sentis faire à plusieurs reprises, je pense qu'on se jaugeait en faisant mine de s'ignorer. A un moment il ne tint plus et se tournant carrément vers moi me dit: "Vous allez à Paris pour études?" Faisant la surprise je répondis: "Euh oui et non! En fait j'y vais en formation" Et la conversation s'engagea assez vite, les deux étant sociables c'est fou comment au bout d'un moment on se racontait déjà nos vies. J'appris que c'était un employé d'Air France qui travaillait à l'escale de l'aéroport de Dubai, il passait sa vie entre les gares et les aérogares. Un globe trotteur en somme.
Dés qu'il apprit que c'était ma première fois à Paris, il prit une brochure et commença à m'expliquer, il a commencé à me donner des conseils pratiques sur les visites à faire. Il m'apprit aussi qu'il était de Tlemcen et c'est là qu'on se découvrit des amis en commun , ce fut une réelle surprise pour les deux. Il était marié à une asiatique qui vivait à Paris alors qu'il vivait à Dubai, il rentrait donc chez eux. On a parlé à bâtons rompus on ne vit pas le temps passer lorsque le commandant de bord annonça l'atterrissage. Il continua à me donner des conseils et ne me lâcha pas d'une semelle lors des formalités de débarquement. Il vint avec moi pour récupérer nos bagages, il m'a demandé si on venait me chercher j'ai dit que oui mais que je devais appeler la personne. D'abord il fallait que je recharge mon compte SFR pour appeler je dus aller le faire et il m'accompagna.
Il s'est avéré que la copine de mon frère n'a pu venir me chercher ( eventualité que j'avais envisagée) et il m'a proposé de me montrer comment arriver à la place Saint Michel, il m'a assistée pour l'achat de mon tiquet navette et est venu avec moi attendre celle-ci qui ne venait pas. On a donc papoté et papoté comme de vieux amis ( c'est fou comment parfois le feeling passe aussi vite). La navette arriva, il prit ma valise et vint avec moi me fit monter et n'arrêta pas de me dire "Bonne chance et très ravie de t'avoir croisée... prends soin de toi, vas-y composte le tiquet!..." il ne voulait pas décoller, à un moment je crus qu'il allait monter avec moi. Les portières du bus se refermèrent presque sur son nez. Ce fut la fin d'une si charmante rencontre.  Non, on n'a pas echangé nos coordonnées, pourquoi? Ben il ne m'a pas demandé les miennes et j'en fis autant. Avec du recul, je pense que ce jeune homme devait juste être là à ce moment là pour m'aider, un hasard fou c'est tout.

Je pris donc ma navette jusqu'à Denfert Rochereau et de là je changeai de bus vers Saint Michel. Arrivée sur place je devais juste trouver mon hôtel, mais vers quelle direction aller. Je dus me poster devant une carte electronique ma valise par terre et brochures en main ( une vraie touriste perdue quoi) un monde fou dehors car c'était un dimanche. Et là perdue dans mes recherches il m'arriva une autre chose incroyable: j'entendis derrière mon dos quelqu'un dire d'une assez haute voix
"Hey, mais c'est une fille de Bouzareah!" ( Bouzareah étant le quartier où se trouve mon campus ). Je me retourne les yeux ronds, j'hallucinais ou quoi? Des personnes de ma fac? Là? A Saint Michel? Non!!! Et je me retrouve face à deux visages familiers de ma fac. Je les connaissais et ils étaient à Paris à ce moment là où moi j'étais perdue cherchant ma voie. Aussi surpris que moi ils vinrent me saluer, j'ai du expliquer la raison de ma présence à Paris et eux me racontèrent qu'ils faisaient leurs DEA l'un à Paris 8 et l'autre à Strasbourg et étant juste en week-end chez son copain. Et alors c'est eux qui m'ont indiqué la rue de mon hôtel. C'est aussi grâce à eux que je trouvai plus facilement mon chemin. Je partis à mon hôtel avec une euphorie incomparable: j'avais fait un super voyage, croisé de charmantes personnes et tout s'était bien passé. Ce fut le cas pour le restant de mon séjour: la formation fut formidable, les rencontres belles et enrichissantes et mes visites aussi plaisantes.


Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 23 juin 2008
Après avoir posté l'article d'hier, aujourd'hui j'ai encore cogité sur ce que m'apporte l'écriture, pourquoi specialement l'écriture? J'ai du passer par le même cheminement que Sartre qui dans son récit autobiographique Les Mots a replongé dans son enfance , ses onze premières années qui, selon lui, ont determiné son destin d'homme de lettres et de philosophe. Je me suis alors posée la même question: qu'est ce qui m'a conduit vers cet amour de la littérature, qu'est ce qui s'est passé dans mon enfance et qui m'a éveillée à cette sensibilité aux mots. Pourquoi? Comment?

A priori, et je pense que c'est un élement essentiel, mon entourage est un entourage instruit: mes parents m'ont initiée à cela. Ma mère m'aidait beaucoup à faire mes devoirs d'ecolière et surtout en langue française. Mon papa lui c'était un conteur de talent qui, rien qu'en nous narrant des histoires rocambolesques, nous amenait à voyager en imagination dans des sphères inimaginables par nos petites têtes à mon frère et moi. Il a été le premier à m'intéresser aux ovnis, je me rappelle même qu'une fois à l'école la maitresse nous avait demandé de faire une rédaction sur un fait insolite et surnaturel. Quelle ne fut sa surprise en nous rendant les copies, (la mienne avec un 18/20 meilleure note) et en voyant que je traitais d'un sujet que mes camarades ignoraient. Donc très tôt, mon imagination a été stimulée par les récits de papa  pendant que maman me faisait aimer la langue française en m'en apprenant les secrets grammaticaux alors qu'elle m'aidait à faire mes devoirs. C'est fou, je me rappelle même que parfois elle me faisait chanter avec ça, sachant que j'adorais la langue quand j'avais tendance à la désobeissance elle me disait qu'elle n'allait plus m'assister pour mes devoirs de français.

Deuxième élément important: la présence des livres dans mon univers d'enfant. Là encore c'est les parents: si maman n'était pas une férue de littérature, elle éplûchait les journaux et lisait tout. Toujours à jour concernant l'actu mondiale et tout ce que contiennnent les quotidiens. Par ailleurs, très tôt, comme on ne partait pas souvent en vacances, quand je m'ennuyais l'été elle m'exhortait, me poussait à lire. Papa quant à lui, s'il ne me poussait pas à lire, il me montrait les merveilles qu'il y avait dans Science et vie, tous les numéros qu'il achetait trainaient partout dans la maison.  Ses livres étaient toujours liés à  la technologie, à la science, la photo ( il en faisait)  c'était un curieux qui aimait la découverte. Enfin, c'est comme cela qu'un jour en plein ennui en été je me suis dirigée vers la bibliothèque poussée par maman: je me suis postée face aux étagères et j'ai commencé à parcourir les titres des yeux: de belles reliures attirèrent mon attention ( c'était des prix qu'eut ma mère à l'école ) et j'en pris une en particulier, elle était rouge et noire, le titre Jane Eyre. Je lus l'incipit, et il m'accrocha: cette petite fille orpheline qui se cachait derrière un rideau pour lire tranquillement un roman alors que ses cousins la persécutaient. Je ne lâchai plus ce roman jusqu'à la fin. Je l'ai lu d'une traite, je ne mangeai ni ne dormis à l'heure. Le monde de la littérature venait de me happer pour ne plus jamais me lâcher. Quel merveilleux monde que celui de ces mots qui me faisaient voyager, et mon premier voyage fut avec ce roman dans une Angleterre du 19e siècle avec une histoire et un contexte qui me fascinaient. C'en était cuit, j'avais attrapé le syndrôme de la lectrice boulimique. Je dus relire Jane Eyre et la bibliothèque familiale devint mon antre, ma propriété, je ne laissais plus personne occuper cette pièce, plus personne approcher ces livres, ce monde qui était mien et dont j'avais pris egoistement possession. Je sautai sur un autre livre et ce fut Mary Wakefield de Mazo de La Roche, l'univers de la famille Whiteoako vivant à Jalna au Canada m'ouvrit ses portes et j'allai d'enchantement à enchantement. Je lus Lady Chatterlay et Lawrence me fascina par la pronfondeur de sa philosophie, un érotisme aussi sensuel que cérébral m'impressionna tellement dans ce roman. Après ce fut la littérature russe et les principaux classiques y passèrent: Dostoevsky ( mon préféré), Gogol, Tolstoi, Tourgueniev, Pouchkine. Après j'eus une période polars et romans d'espionnage: Série noire, Aghatha Christie, Le Saint, Exbrayat, Conan Doyle. Les classiques français....tout passa jusqu'au moment où je lus tout, je me rappelle avoir eu un cafard quand je constatai que j'avais tout lu et qu'il ne me restait plus rien à découvrir. Alors je relus tout. J'avais l'impression que si je venais à acheter d'autres livres qui seraient neufs, ils ne refermeraient pas la même magie, la même beauté, la même euphorie que les vieilles reliures me procuraient. Ce n'est que bien après que cette impression fut détrompée.

Jusque-là j'ai démêlé comment je fus amenée à aimer la littérature, et je passai donc par l'étape de la lectrice boulimique avant d'avoir enfin l'envie de noircir des pages de mes propres écrits. Cette envie je l'eus à 15ans, j'étais en 2eme année de lycée. Bien entendu ce fut en optant pour la tenue d'un journal intime. Je commençai par raconter bêtement  mes journées car elles n'avaient rien de special, mais petit à petit j'écrivais de plus en plus: je commençai à m'étaler sur les détails de mes cours au lycée, de mes états d'âme, de ce qui me taraudait, de mon avenir, de mes études. Mes études ont pris une place importante, prépondérante, essentielle dans la vie de l'ado que j'étais. J'étais une solitaire préoccupée par ses notes et sa réussite scolaire. Le reste du monde pouvait crever que ça m'intéressait pas. Il parait que je ne remarquais même pas ceux qui se pâmaient devant moi. J'étais dans ma bulle: mon univers c'était mes livres, mes études et mes journaux intimes. Ce fut longtemps le cas. Je m'arrête là.

Je pense avoir répondu aux questions posées: si aujourd'hui je suis une passionnée des mots c'est parce qu'à la base il y a eu des personnes qui m'y ont intéressée, ma curiosité et ma grande sensibilité ont fait le reste. Maintenant pourquoi avoir élu refuge dans ce monde, je laisse la question en suspens. Pas envie de rentrer dans des détails tortueux et plus intimes.
Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus