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  • : Khandjarette
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  • : Ecriture Echange Râleuse Exutoire Pleins et rien du to
  • : Rien pour le moment, je compléterai plus tard peut être

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Dimanche 22 juin 2008

Pourquoi ai-je cet engouement pour l’écriture ? J’ai pensé répondre à cette question parce que finalement aussi passionnés ( ou pas ) d’écriture que nous sommes nous ne la percevons pas  pareillement.


Pour ma part, oui l’écriture est exutoire, thérapeutique, un besoin vital de me dire pour me sentir mieux. Oui j’ai ce rapport émotionnel, vital aux mots qui fait que je ne vais jamais vers mes fichiers que par besoin, une envie frénétique de droguée en manque qui doit absolument prendre sa dose pour se sentir mieux, se calmer. Aligner des mots, déverser des angoisses, cracher des colères, régler des comptes avec les autres ou moi-même, il faut que j’y aille de mes états d’âme. J’aime les mots, j’aime m’en servir éloquemment quand je peux. Oui quand je peux car parfois je ne le peux. Dans mes purs moments de bonheur je n’éprouve pas une grande envie de m’écrire ou d’écrire tout court. Quand je crée il faut que mes personnages soient moi, il faut qu’il y ait une bonne partie de moi en eux pour que ça ait de la consistance, que je puisse les faire exister, les rendre vraisemblables et vivants, les rendre touchants et émouvants. 
 

Effet cathartique dit-on et j’adhère. Oui écrire pour moi c’est sortir mes profondeurs obscures, m’en débarrasser, les vomir parfois. Exorciser mes pensées, mes émotions, mes angoisses latentes. Parfois écrire rime avec accouchement aux forceps tellement c’est dur, éprouvant. Et parfois la force des émotions fait que les mots coulent comme un flot, une logorrhée qui noircit des pages et des pages avec une fluidité surprenante voire surhumaine. J'écris avec mes émotions.

  En somme je suis une adepte du propos de Simone de Beauvoir dans Tout compte fait, elle dit : « Les gens heureux n’ont pas d’histoire. C’est dans le désarroi , la tristesse , quand on se sent brisé ou dépossédé de soi même qu’on éprouve le besoin de se raconter »


Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
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Samedi 21 juin 2008
La fausseté, quel beau sport international!

Tromper les autres, leur donner à voir 36000 visages, se forger des rôles sur
mesure aussi talentueusement que les meilleurs des scénaristes du monde.

Mentir effrontément et gravement parce qu'on n'assume pas son véritable êtr
e, son véritable visage. Quelle dégoûtante lâcheté

Se cacher à soi en se cachant aux autres car incapable de faire face à la réalité. Quelle connerie!

Et ça se dit intelligent, et ça se dit défenseur des pauvres et des victimes et ça se dit digne représentant de la justice. Où va le monde? Où sont les valeurs? Où est la droiture?
Où est la vérité? Où est l'authenticité? Où est le courage? Où est l'honneur? Où est la fierté? Où est la différence avec les cons et cancres?

Au grand jour, la fausseté dégoûte, la fausseté répugne, la fausseté rebute, la fausseté écoeure. Et le MÉPRIS remplace définitivement le respect et l'estime.


Quel vil personnage que l'être faux, pauvre et vile créature qui ne trompe qu'elle même!

Bas les masques, y a trop de fausseté!

Par Fée Réelle - Publié dans : Pensées
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Jeudi 19 juin 2008

 

Hier une simple pensée m'a frappée, terrifiée. Je me suis subitement dit : il est terrible le nombre de personnes seules à travers le monde et qui souvent le soir se retrouvent par milliers à surfer sur leurs PC , sur les sites communautaires, à échanger, à écrire, à parler sur les forums avec le même but commun: rompre sa solitude. SOLITUDE, le mot a résonné dans ma tête et j'ai perçu toute la gravité de sa dimension.

Certes, on vient tous ici avec des motivations aussi diverses que différentes, mais je pense bien que la raison commune demeure la solitude, elle peut être réelle quand la personne vit réellement seule et elle peut être morale quand la personne même entourée a un vide qu'elle cherche à combler en communiquant, en échangeant avec des étrangers......Cela reste la réalité des temps modernes et une réplique comique de Gad Elmaleh reprend subtilement cela: "C'est grâce au progrès qu'on ne communique plus" ( il jouait le rôle de son grand père Yahia : ses enfants lui ayant acheté un téléphone portable ne vont plus le voir ).

Oui, l'on est seul et c'est vers les PC que l'on court une fois rentrés chez soi, vérifier ses mails, ses messages, regarder qui est connecté sur la messagerie instantanée....et passer des heures face à ce PC à parler à des inconnus aussi seuls.....On oublie de vivre? Ou est-ce fuite vers le virtuel? Un virtuel qui - comme l'a si bien souligné un ami virtuel ce matin- nous influence car notre dimension humaine fait que l'on s'attache à certaines personnes croisées sur la toile.

On vit dans un monde où l'individu est bouffé par son quotidien, à force de courir dans tous les sens l'on prend pas le temps de découvrir les personnes intéressantes que l'on peut croiser dans la vie réelle. Ce temps là on le prend une fois chez soi et face à un écran, triste constat. Triste monde. Triste modernité. L'indifférence d'autrui on en souffre parce que noyés dans la masse et le moyen de s'y soustraire en affirmant son individualité est aussi bien ce virtuel où souvent des personnes nous intéressent alors que dans la réalité on ne leur accorderait même pas une minute de notre temps.

Je crois bien qu'on est là face au mal du siècle: les grandes solitudes dues à la dislocation du moi dans le tintamarre universel


Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
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Dimanche 15 juin 2008
- Ouais bon et maintenant t'arrêtes de stresser ouais!

- Non je stresse pas, enfin si un peu quand même. Je laisse tout, je balance tout et je pars vers autre chose, un autre rivage. J'aurais jamais cru en arriver là moi qui ai toujours ri au nez des fuyards me voilà sur leurs pas. P'tin j'y crois pas encore.

- Arrête enfin, tu ne fuis pas t'y vas avec des objectifs bien précis et dans un super cadre qui va te permettre d'avancer dans la vie et surtout de vivre quelque chose d'exceptionnel, tu vas faire de chouettes rencontres et c'est génial tout ça non?!

- Ouais bien sûr, c'est indéniable, m'enfin je vis quelque chose de très bizarre, j'ai l'impression que le cours de ma vie m'échappe, je ne contrôle plus rien. En septembre encore je ne projetais pas de quitter ma vie d'ici, il a suffi que l'idée m'effleure l'esprit et le destin a mis le train en marche à une vitesse qui m'a empêché d'en faire autrement. Je suis spectatrice de la mutation de ma vie et autant ça me grise ça m'effraye. Quelle bizarre sensation!

- Allons, il n'en sortira que du bon pour toi, t'inquiète, t'es tellement brillante. Je suis sûre que tu réussiras et la seule chose que je redoute est de te perdre si jamais tu décides de ne plus rentrer. Tu me manqueras trop tu sais.

- Merci à toi, tu me manqueras aussi m'enfin t'oublies le net ou quoi? On sera constamment en contact, au gré de ma disponibilité bien sûr et de la tienne aussi va. Rentrer? Je mettrai pas la charrue avant les bœufs mais quand je pense que le déclencheur de cette entreprise que j'ai fait c'était quand même la connerie de mon chef? son incompétence et tout le toutim, j'ai une rage impensable et c'est pas sous le coup de cette immense colère que je pourrais te répondre au sujet de mon retour un jour. Ma famille me manquera trop.....je préfère ne pas trop y penser

- Autant je suis contente pour toi, autant je suis triste de ton départ, c'est une vraie perte pour nous et pour ceux qui apprennent beaucoup avec toi à chaque année universitaire. Et ta bonne humeur, tes délires lors des pauses café entre deux cours, tout ça nous manquera tu sais. Mais d'un autre côté je suis ravie que tu puisses aller t'épanouir ailleurs, saisis ta chance, t'es de taille.

- Je me sens bizarre, et je suis tellement prise dans le tourbillon du travail que j'ai même pas le temps de trop y penser. M'enfin je me jette à l'eau j'ai plus trop le choix, j'ai bien envie de relever ce défi, les challenges ça me connait surtout dans le domaine de l'écriture, des mots, des discours......On va voir ce que ça donnera, ce que ça vaudra aussi, à moi l'aventure.

- Allez viens là que je te fasse un gros câlin, t'es la meilleure, j'en ai jamais douté.

 

Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
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Dimanche 15 juin 2008
 Ceci est un extrait amusant du roman de Mustapha Benfodil que je suis en train de lire:

FAITES LE MUR, NE FAITES PAS LA GUERRE

FAITES L'AMOUR, NE FAITES PAS LE MORT

FAITES LA MER, NE FOUTEZ PAS LA MERDE

FAITES LA FETE, NE FAITES PAS LA TETE

FAITES L'AMOUR, NE FAITES PAS LA GUERRE

FAITES L'AMOUR, NE FAITES PAS LE CON

FAITES LA PAIX, NE FAITES PAS SEMBLANT

FAITES L'AMOUR OU FOUTEZ-MOI LA PAIX!

Encore un tit extrait de l'Archéologie du chaos amoureux dont le style est IMPRESSIONNANT:

"L'amour est ainsi fait, que dans les moments de vérité, il inspire immanquablement une terreur infinie. Décidément, l'amour est un terrorisme. L'amour est pire qu'un attentat! Même quand l'autre dit oui, ce n'est pas terminé. Car on est encore terrorisé à l'idée que ce bonheur ne dure pas. Qu'un rien le fasse vaciller. Car le bonheur est d'une santé tellement fragile. Le bonheur est une petite nature...."


Archéologie du chaos amoureux


Mustapha Benfodil , je suis sous le charme de ta très talentueuse plume, je me réjouis de te rencontrer bientôt.
Par Fée Réelle - Publié dans : Lectures
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Dimanche 15 juin 2008

 Je me suis creusée la tête à chercher ce que je pourrais bien raconter, je me suis donc rappelée d'une histoire qui m'est arrivée, je dirai même que c'est loin d'être un souvenir agréable. Je vous raconte:

Imaginez un peu la belle opportunité qui se présente à vous à 25ans, débutant votre carrière en grande ascension et l'on vous fait tellement confiance que c'est vous qu'on élit pour une mission professionnelle en Amérique. Enfin je parle du continent américain car la mission en question devait être un séjour professionnel au Canada.

Très contente mais un peu effrayée de devoir affronter un long séjour si loin de chez moi, pourtant très enthousiaste et flattée de représenter l'Algérie dans un séminaire international. Alors après une longue et stressante préparation ( à gérer aussi les moult contraintes que vous connaissez ) enfin le voyage. Embarquement très tôt d'Alger à Paris Charles de Gaulle , changement rapide de terminal et course avec la montre pour ne pas louper la correspondance vers Montréal. Une fois dans mon avion vers Montréal cela a été ( malgré toutes les distractions imaginables : films, bouffe distribuée chaque deux minutes, ....) le voyage le plus long et le plus ennuyeux jamais eu: au bout d'un moment j'en ai eu marre de ne voir que des nuages de mon hublot et durant des heures ( 8 heures ) quelle fut ma joie quand j'ai commencé à entrevoir l'océan ou même des bouts de terre de loin. Jusque-là rien de bien spécial!!

On arrive enfin sur Montréal et j'ai failli bondir de mon siège et voler embrasser le commandant de bord lorsqu'il a annoncé l'atterrissage. On débarque à l'aéroport, et après les formalités de débarquement, arrivée au "carrousel" ( ce qui signifie chez eux tapis roulant ) j'attends ma valise comme tout le monde fatiguée et contente mais surtout insouciante de ce qui m'attendait. Je voyais les voyageurs prendre leurs bagages un à un et moi j'attendais encore le mien. Au bout d'un moment mon sang a commencé à se glacer il ne restait plus grand monde et ma valise n'arrivait toujours pas. Il m'a fallu du temps pour réaliser le cauchemar qui allait commencer: ma valise n'était pas arrivée, je l'appris quand j'ai du l'admettre et signaler au service des bagages qui me dit que mes affaires étaient restées sur Charles de Gaulle alors que je prenais mon avion sur Montréal. On me dit de revenir à l'aéroport le lendemain car ma valise viendrait dans le même vol, mais je ne le pouvais pas car je devais partir le soir même sur Ottawa où j'étais attendue. On me dit de donner l'adresse de ma résidence à Ottawa et que ma valise allait m'être envoyée par les services d'Air Canada. Je dus me résoudre à partir donc encore en voyage par bus cette fois vers Ottawa et avec pour seul bagage un sac à main dans lequel je n'avais que mes papiers, mon argent et ma trousse de maquillage.

J'arrivai à Ottawa crevée, je vais à ma résidence, j'occupe le studio qui m'étais réserve et mon seul souci était de ressortir m'acheter à manger avant de me doucher et dormir. Notez juste que j'avais pas ma valise: donc pas de vêtements frais pour me changer ni mes affaires de toilette aussi. Le lendemain à la première heure j'appelle les services d'Air Canada et on me dit de rappeler dans la journée. Entre temps je sors m'acheter des affaires de toilette car dans l'après midi j'avais une réception avec les autres membres et participants du séminaires, il fallait que je sois présentable même si je devais les voir dans le jean de la veille. Je rappelle Air Canada et rien , je rappelle en fin de journée et rien. J'assiste à ma réception et je pose le problème aux organisateurs qui se proposent aussi de les appeler, mais rien n'y fait. Le lendemain premier jour du séminaire, je résolus d'acheter des vêtements, ça urgeait! Entre temps je harcelais toujours les services d'Air Canada et mon ton devenait peu amène car j'en étais arrivée aux menaces de les attaquer en justice ( si si je l'ai fait ). Devinez combien de temps je dus attendre cette valise ? ( en fait franchement, je ne l'attendais même plus et je me suis offert des fringues en regrettant amèrement de ne pas avoir pris mon sac à main et mon chemisier préférés en bagage à main......).

QUATRE jours les amis, eh oui quatre longs jours et le quatrième jour alors que je m'éclatais en séminaire: le programme était tellement riche et prenant, le groupe tellement génial et multinational que j'oubliai ma valise. Je rentre le quatrième soir à mon studio, je me douche et je me prépare à dormir quand le tel sonne: je décroche : "Allô! c'est la réception, vous attendiez une valise?" Je bégaye presque en disant "Ouuuui!" , "Ok! votre valise est arrivée madame", je saute de mon lit, je me rhabille vite fait, je sors en trombe et je prends l'ascenseur le coeur battant. J'arrive à la réception avec la rage d'étrangler l'employé d'Air Canada ( qui a pris le soin de dégager avant mon arrivée car sachez que s'il avait dépassé 00h00, on aurait été au cinquième jour sans ma valise, j'aurais eu droit à une indemnité, et lui avait débarqué à 22H.....). Donc je vais droit vers la réceptionniste, je lui dis que c'est moi, elle me dit de passer prendre ma valise derrière le comptoir, dès qu'elle m'ouvre la porte, je regarde ma valise et lui dis "Oh! ma valise, j'ai envie de l'embrasser" et la réceptionniste -canadienne anglophone qui parle un français approximatif - à qui je racontai ce qui m'est arrivée ne trouve rien à dire à part "Oh! my god!". Je remonte à mon studio avec ma valise, ma pauvre valise malmenée par les bagagistes et dont les contours sont tout abimés, dés que j'arrive mon premier geste a été de l'ouvrir et de retrouver toutes mes affaires que j'avais si soigneusement pliées à Alger, elles étaient toutes froissées j'en ai eu les larmes aux yeux. Que d'émotion! Ma foi un vrai cauchemar que de rester sans ses affaires quatre grands jours alors que vous êtes au bout du monde pour vingt jours et dans une mission professionnelle qui exige des tenues correctes.

Depuis ce jour là, vous ne pouvez imaginer l'état dans lequel je suis en attendant ma valise lorsque je voyage. Le coeur qui bat et la peur de ne pas la voir arriver me hante. Pour finir l'anecdote sachez que quand je suis rentrée du Canada je pris mes dispositions: je mis que des choses et affaires inintéressantes dans le bagage à soute et tout ce qui m'importait dans le bagage à main. Arrivée à Alger bien sûr ma valise était encore une fois restée à Charles de Gaulle ( je m'y attendais, j'avais juré qu'on m'y reprendrait plus) et c'est avec un sourire narquois que je dus signaler ça au service des bagages d'Air Algérie qui m'a affirmé qu'elle arriverait dans le vol du lendemain ( en effet ce fut le cas car au final le problème c'était le temps court que je restais au transit et qui ne leur permettait pas d'acheminer les valises dans l'avion de la correspondance).





Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
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Jeudi 27 mars 2008
     Alors que blasée de tout, assommée, fievreuse et affaiblie par une angine salutaire qui m'a obligée au repos je mangeais à table avec ma tante quand celle-ci me tira de ma léthargie en évoquant un truc que ma mémoire avait bien ( ou mal ) fait de ranger dans son bric à brac d'archives. Cette idée jetée par un scientifique depuis un ou deux ans ressurgit des fins fonds de ma boite cranienne pour me faire réfléchir et susciter chez moi tout un tas de cogitations bizarres et étranges je dirais même morbides, j'attribuerai peut être cela à un délire de fièvre vu mon état, pourtant...

    Il y a plus d'un an un grand sismologue répondant au nom de Loth Bounatiro  prédit un méga raz-de-marée qui dévasterait toute la côte algérienne en avril 2008. Cela m'a frappé. Me suis dit, et si ça se révèle vrai, il me reste donc un mois, ou même pas, à vivre! J'habite quand même Alger et si c'est aussi spectaculaire qu'il le prédit, je serai aux premières loges de ces vagues folles qui viendront nous avaler de jour ou de nuit, va savoir! Mon esprit a alors commencé un long vagabondage, je vais mourir me répétais-je, en plus je le sais, même si je n'y crois pas trop j'accorde une part de vérité à ce  discours à caution scientifique. C'est tout de même un éminent sismologue, il avait prédit le séisme de 2003 à Boumerdès et ça a été terrible.
     Donc, il est possible que d'ici quelques jours je sois morte ou sinistrée voire même en deuil. A choisir, je préfère mourir que de survivre aux miens, aucune envie de me retrouver sans ceux que j'aime, devoir les pleurer , les perdre dans ces circonstances désastreuses, je serai tellement inconsolable que j'attenterai surement à ma vie dans mon incapacité de supporter une telle cruauté de la vie. Survivre à des amis ou ma famille ne m'intéresse pas, j'espère donc ne pas avoir à le vivre, j'espère que cette calamité prédite ne m'épargnera pas si elle doit les emporter je dois être de la partie.
  
     Il est donc possible que ma vie s'arrête à 28ans, suis-je satisfaite de ce que j'ai vécu jusque-là ou suis-je si accro à la vie que je tiens à encore réaliser des choses, aller jusqu'au bout de mes 70 ou 80 ans pour savoir ce que je serai encore capable d'être plus tard? Ma réponse immédiate est simple: Oui je suis satisfaite et contente qu'à 28ans déjà j'ai réalisé des choses que j'ai eu envie de faire dans ma vie. Je n'ai jamais eu la folie des grandeurs mais le peu que j'ai fait m'a apporté. Bien sûr que j'aimerais encore vivre car je me sais capable d'aller plus loin dans mes réussites, mais si ma vie doit s'arrêter là je ne serai pas triste. Je n'ai rien à faire dans une planète aussi infecte par ses idéologies guerrières, ses doctrines intégristes, ses injustices sanglantes, son mercantilisme déshumanisant et la liste est longue encore, faut dire que je ne pense pas beaucoup de bien du monde dans lequel il a fallu que j'existe absolument et fatalement....

   Et si je dois mourir dans quelques jours, me suis dit que dois-je faire puisqu'il est possible que mes jours soient comptés par le déclenchement d'un potentiel compte à rebours? Je ne vais pas passer, comme beaucoup de gens qui se savent mourants, mes jours à faire des folies et mes soirées en bringueuse étant donné que ce n'est ni dans mes habitudes ni dans ma nature. Je vais attendre sereinement cette fin probable de mes jours qui seront emportés par une mer enragée un jour du mois d'avril. Une seule chose par contre que j'ai envie de faire:

Message_in_the_Bottle_by_ahermin.jpg



     Laisser une trace de moi sur ce blog qui serait comme une bouteille à la mer pour ceux qui le liront après ma mort potentielle. Juste marquer mon passage ici avant ce fameux raz-de-marée. A ceux qui liront peut-être ce blog, sachez qu'il s'agit des mots d'une algéroise ayant vécu globalement heureuse, ayant bien réussi sa vie pour ses 28ans, ayant été en bonne santé physique et mentale ( quoique lol) et ayant aussi des projets d'avenir qui seront, potentiellement, mis à terre ( en mer ) par une nature déchaînée.

   Si toutefois je passe le mois d'avril, mai, juin, juillet et que rien n'arrive, alors sachez que ce blog est le fruit d'un 40° de fièvre due à l'angine qui m'assomme depuis ce matin et que la place a donc été au délire exutoire tout au long de cette page.

Mes adieux au monde jusqu'à nouvel ordre

Fée en mode C'est peut être mes derniers mots Jean-Pierre
    

   
Par Fée Réelle - Publié dans : Autofiction
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