Hier un débat passionné autour d’une table de conférence de rédaction.
Nous choisissions chacun le sujet et l’angle de son article quand le débat a été orienté sur Ingrid Betancourt l’otage-star. Ce mythe créé par les médias alors que des centaines d’autres otages croupissent dans l’anonymat et y mourront probablement aussi. Un des membres de mon groupe avance que c’est normal de focaliser sur Ingrid car on ne peut pas parler de tous les hommes qui souffrent sur la planète. La vie continue et le journaliste, selon lui, est obligé de ne parler que de certains cas. C’est peut être sensé mais alors un discours pareil sous entend que « Ingrid est sauve, super ! Les autres, ben ils peuvent crever, on s’en fout ! Parlons de la coupe d’Europe et de l’indice des embouteillages des vacances, ça rapporte mieux ! »
Avec un autre membre du groupe, je me suis soulevée contre cette idée : le devoir du journaliste n’est-il pas d’abord, et avant tout, de mettre la lumière là où il y a de l’ombre ? Alors que tous les journaux affichaient une même Une d’une pauvre femme revenue miraculeusement à la vie, pourquoi ne pas sortir de ce dogme qui veut qu’il faille suivre l’affiche sinon on fait faillite ? Le devoir d’informer n’est-il pas aussi de parler de ce que les lecteurs ignorent ? De ce qu’ils doivent savoir ? De ce dont ils doivent prendre conscience ? Ou alors le journaliste doit vendre son âme à un diable s’appelant Capital et se prostituer en allant dans le sens des politiques. Humanisme, information ou marketing ?!!!! Où est la vraie mission du journaliste ? Pour qui doit-il écrire ? Pour qui doit-il rouler ?
Tout compte fait, il y a plusieurs types de journalistes, mais combien de VRAIS journalistes y a t-il au monde ?
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Quelle belle leçon aux pauvres mortels que nous sommes.
Merci de nous avoir fait connaitre Florence et Mme D.