Mercredi 11 février 2009
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Il n y a pas d’espace plus vivant que les gares et les aérogares. Cela grouille de vie !
Des millions de voyageurs passent chaque jour par ces lieux où le maître mot est l’attente. Des trains
entrent en gare, d’autres en sortent. Des voyageurs arrivent, d’autres attendent leurs départs. Assis là, dans l’indifférence générale, on est noyé dans la masse.
Dans les gares, les voyageurs ont toujours cette expression préoccupée et rarement
sereine. Comme s’il sont déjà ailleurs en pensée, avant même de se déplacer vers cet ailleurs qui les
attend. Pour tromper leur attente solitaire, les voyageurs lisent, prennent un café, écoutent leurs lecteurs MP3. D’autres, s’accrochant à l’humain, passent leur temps au
téléphone.
Souvent, ils sont comme dans des bulles qui les coupent de leurs voisins de banc. Des liens éphémères se
font et se défont parfois l’espace d’un voyage, un échange de quelques mots. Toutes ces personnes, ces vies ambulantes qui vont vers d’autres vies en en laissant d’autres derrière eux. Des vies
qui se croisent, se décroisent et parfois juste des yeux.
Appelés par une voix off aux intonations impersonnelles, les voyageurs se saisissent de leurs bagages et se
précipitent vers leurs wagons. L’attente est finie. Il est temps de partir, en silence.
Par Khandjarette
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Publié dans : Fiction
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